Joseph MAIGNAN, mon ancêtre en 30 questions #généalogie30

Cet article est un nouveau projet proposé sur Twitter par Sophie Boudarel. Ce projet consiste à répondre à 30 questions concernant la vie d’un de nos ancêtres. Je n’ai pas pu répondre à l’ensemble des questions faute d’archives ou d’informations parfois mais ce fut un exercice très intéressant.

J’ai choisi pour ce #généalogie30 de parler de mon arrière-arrière-grand-père Joseph Jean MAIGNAN, mon sosa 22.

1 – Sa naissance

Joseph Jean MAIGNAN est né le 12 avril 1850. Il est le fils de Jean Maignan et de Marie Pelé. Il est né à La Dorée (Mayenne). C’est du moins ce que laisse entendre son acte de naissance comme il a été enregistré dans les registres de la commune de La Dorée. Cependant en y regardant de plus près, ce n’est pas tout à fait ça :

« Du treize avril (mil huit cent cinquante) à cinq heures du soir, par devant nous François Couillabin, Maire officier public des actes de l’état-civil de la commune de La Dorée, canton de Landivy, département de la Mayenne, est comparu Maignan Jean, domestique, âgé de trente un an, demeurant au lieu de Louzelaie, commune de Fougerolles, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né du jour d’hier, en sa demeure, à cinq heures du soir, de lui déclarant et de Pelé Marie, son épouse, âgée de 24 ans, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Joseph Jean, lesdites présentation et déclaration ont été faites en présence de Pelé Etienne, cultivateur âgé de soixante ans, demeurant au lieu de Boussay, et de Métayer Louis, marchand âgé de 27 ans, demeurant au bourg et tous les deux de cette commune ; le premier grand-père maternel de l’enfant et le second ami du comparant. […] »

D’après l’acte, Joseph Jean Maignan est né en la demeure de son père à Louzelaie, commune de Fougerolles. Mais pourquoi a-t-il été enregistré à La Dorée ? Serait-il né en réalité chez son grand-père Etienne Pelé à Bouessay à La Dorée ? C’est plutôt ce que je suppose. De plus, son acte de naissance comporte des ratures notamment en marge. Il est inscrit le nom de Pelé qui est barré puis Maignan en dessous. Je vous laisse découvrir l’acte en suivant ce lien : https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/ark:/37963/r216bad7nafk/f223

Son acte de baptême aurait peut-être permis de lever le doute mais je ne l’ai pas en ma possession. Je ne sais donc pas qui sont ses parrain et marraine.

Les lieux de vie de Joseph Jean MAIGNAN (source : Geoportail IGN)

2 – Son mariage

Joseph Jean Maignan se marie à Landivy, commune limitrophe de Fougerolles, le 4 août 1883 avec Amandine Reine Thébault. A son mariage, il est âgé de 33 ans et Amandine a 37 ans. Sa profession est domestique laboureur et elle est domestique. Amandine est née le 26 avril 1846 à Landivy. Ils résident alors tous les deux à Landivy.

Lors de leur mariage, sont présents :

  • Marie Pelé, la mère de Joseph. Elle est alors femme de ménage et réside à Montaudin.
  • Reine Pottier, la mère d’Amandine. Elle est cultivatrice à Fougerolles.
  • Jean Maignan, 30 ans, frère de l’époux. Il est facteur rural à Montaudin.
  • Eugène Brichet, 34 ans, cabaretier, ami des époux, habitant de Landivy.
  • Victor Degasne, 28 ans, domestique, ami des époux, habitant de Landivy.

Jean, le père de Joseph, est décédé le 13 février 1879 à Montaudin. Amand Thébault, le père d’Amandine est décédé à Fougerolles le 16 mars 1866. Il n’y a pas de contrat de mariage. Tous signent, à l’exception de la mère de l’époux et de la mère de l’épouse.

Les signatures lors du mariage de Joseph Maignan et d’Amandine Thébault (source : Archives départementales de la Mayenne)

3 – Comment s’est déroulé son mariage

Je n’ai malheureusement pas beaucoup d’informations à ce sujet. Le mariage a eu lieu à Landivy, dans la mairie construite en 1862. Ce bâtiment est la réduction de l’Hôtel de Ville de Laval. Ce bâtiment accueillait au rez-de-chaussée le prétoire de la justice de paix, le greffe, le bureau du juge de paix et le logement du garde-champêtre. Les mariages se déroulaient à l’étage de la mairie, dans la salle qui est toujours aujourd’hui la salle des mariages.

La Mairie de Landivy avant 1914 (Source : Geneanet)

4 – Son décès

Joseph Jean Maignan est décédé le 6 mai 1910 à 6 heures du soir à Fougerolles, au lieu-dit « Chamossay », à l’âge de 60 ans. Il était veuf depuis le 13 septembre 1896 suite au décès de son épouse Amandine Thébault à l’âge de 50 ans. Sur son acte de décès est indiquée la profession de cultivateur.

Chamossay est un hameau constitué de nombreuses maisons. Ce sont deux de ses voisins qui déclarent son décès le 7 mai : Jean Lagoutte, cultivateur âgé de 35 ans et Alexandre Voisin, cultivateur âgé de 25 ans. Il est précisé dans l’acte qu’ils ne sont pas parents avec le défunt. Les deux déclarants signent en compagnie d’Albert Dupont, maire de Fougerolles. Je n’ai pas d’informations sur son inhumation.

Croix érigée par R. Guérin en 1813 au lieu-dit Chamossay à Fougerolles-du-Plessis (source : photo personnelle)

5 – Son parcours militaire

Joseph a eu 20 ans en 1870. D’après sa fiche militaire (registre R 1284/2 matricule 1087), il a été tiré au sort sur la liste cantonale de Landivy. Alors que la guerre franco-allemande avait éclaté depuis le 19 juillet 1870, il a été dirigé sur le 7e régiment de hussards, un régiment de cavalerie légère, le 14 octobre 1870. Ce régiment faisait partie de la division de cavalerie du 4e corps d’armée au sein de l’Armée du Rhin. D’après l’historique du régiment, « le 7e hussard est brièvement engagé à Servigny durant le siège de Metz et le 27 octobre, lors de la capitulation de Metz, il n’a plus un cheval, tous ayant été livrés à la boucherie pour approvisionner l’armée en viande.
Le dépôt du régiment est caserné à Castres et contribue à former quatre escadrons de marche envoyés à l’armée de la Loire. »

Il a été libéré de toute obligation militaire le 10 août 1895. A ma connaissance, il n’a pas reçu de décoration militaire. Je n’en sais pas beaucoup plus sur son parcours militaire car il n’est pas évident de trouver des informations sur cette guerre comme elle fut une défaite de l’armée française avec notamment la perte de l’Alsace-Lorraine. Elle fut aussi la démonstration de la faiblesse de l’armée française. Cette frustration profonde sera notamment à l’origine de la Première Guerre Mondiale.

James Alexander Walker, 1831-1898, Départ d’une étape, 5e hussard, en 1870, Tarbes, Hautes-Pyrénées, musée Massey, musée international des Hussards – Source : https://www.flickr.com/photos/renaud-camus/25702159187

6 – Les événements historiques au cours de sa vie

J’ai résumé grâce à l’infographie ci-dessous les grands événements lors de la vie de Joseph. J’ai déjà évoqué sa participation à la guerre franco-allemande lors de son parcours militaire. J’ai choisi également d’insérer un événement local, l’arrivée du tramway départemental à Fougerolles, commune qui était située sur la ligne Mayenne-Landivy. Cela a permis de simplifier les échanges de biens et de personnes sur le territoire de la Mayenne.

7 – Son instruction

Joseph savait lire et écrire d’après sa fiche militaire de 1870.

Il y avait une école des garçons au moins depuis 1851 dans la commune où il a grandi d’après les archives communales. Son père était facteur rural, il a peut-être eu les moyens financiers d’envoyer son fils à l’école mais je n’en suis pas sûre. L’école n’est devenue gratuite qu’après les lois Jules Ferry du 16 juin 1881.

Voici également sa signature, lors de la naissance de sa fille Marie Amandine en 1885.

8- Son environnement géographique

Joseph a vécu dans 3 communes différentes : La Dorée, Landivy et Fougerolles-du-Plessis. Ces 3 communes situées en Mayenne sont limitrophes les unes des autres et ne sont distantes d’au maximum 10 kilomètres. La Bretagne et la Normandie ne sont aussi qu’à quelques kilomètres. Il vivait dans ce qu’on appelle le « Bocage Mayennais », un paysage assez vallonné avec beaucoup de haies arborées.

Voici un aperçu des communes telles qu’il a pu les connaitre à travers quelques cartes postales anciennes :

9 – Ses déplacements

Joseph s’est peu déplacé dans sa vie mis à part pour sa période militaire. Ses différents de lieux de vie étaient proches les uns des autres. Ses plus lointains déplacements hors période militaire étaient peut-être distants de 15 kilomètres à pied au maximum, pour aller rendre visite à sa famille. Il est allé au mariage de son fils au Teilleul (Manche) en 1909, village situé à 12 kilomètres de Fougerolles.

Pour les moyens de transport, il devait surtout se déplacer à pied. Il s’est probablement déplacé à cheval comme il a fait partie d’un régiment de cavalerie légère et en charrette attelée à un cheval également. Peut-être a-t-il eu l’occasion de prendre le tramway départemental qui passait non loin de chez lui pour aller au pèlerinage à Pontmain à 15 kilomètres de là ?

Le tramway départemental Mayenne-Landivy en gare de Fougerolles

10 – Son premier métier

Le premier métier répertorié de Joseph était celui de domestique laboureur puis domestique cultivateur. Il exerça cette profession après la guerre franco-prussienne jusqu’à son mariage en 1883 à Landivy, chez François Hamon-Tréguillère, propriétaire terrien de la commune. François Hamon-Tréguillère fut maire de Landivy de 1878 à 1888, vous pouvez apercevoir sa signature plus haut dans le chapitre consacré au mariage de Joseph avec Amandine.

11 – Son métier principal

Joseph sera cultivateur après son mariage avec Amandine. Ils exploiteront ensemble la ferme de Chamossay à Fougerolles.

12 – Son parcours de vie à travers les recensements

Joseph apparaît dans tous les recensements au cours de sa vie hormis celui de 1872.

Lorsqu’il est enfant, il habite La Dorée, au lieu-dit Bouessay. En 1851, il vit chez ses grands-parents en compagnie de son oncle Joseph Pelé, de sa mère Marie Pelé et de son arrière-grand-mère Marie Jeanne Ferrand. Ses parents sont pourtant mariés mais n’habitent pas ensemble. Le petit frère de Joseph, Jean, naîtra lui aussi chez ses grands-parents à La Dorée en 1853.

extrait du recensement de 1851 de La Dorée

Ensuite, il va continuer à habiter chez ses grands-parents et son oncle jusqu’à son service militaire en 1870. Sa mère n’habite plus avec eux.

extrait du recensement de 1861 de La Dorée

Après son service militaire, il part travailler à Landivy en tant que domestique cultivateur chez François Hamon Tréguillère. Il habite dans le bourg. C’est là qu’il rencontre Amandine qui deviendra son épouse en 1883. Elle est cuisinière chez François Hamon Tréguillère.

extrait de recensement de 1876 de Landivy
extrait du recensement de 1881 de Landivy

Joseph part vivre avec Amandine après leur mariage à Fougerolles, au lieu-dit Chamossay. C’est là où naîtront leurs enfants et où ils décéderont tous les deux. Ils accueilleront même leur nièce en nourrice en 1896.

extrait du recensement de 1896 de Fougerolles

13 – Le parler de sa région : le patois mayennais

Joseph était mainiau (aussi écrit mainiot) comme on dit par’d’chez nous… mayennais quoi ! Il parlait patois, comme le parlait ma grand-mère Yvonne, sa petite-fille, quand j’étais petite. Bien souvent, je ne la comprenais pas d’ailleurs… Maintenant, j’ai plaisir à apprendre et découvrir des mots et des expressions de patois. Le patois mayennais est apparenté au gallo que l’on parle dans l’Est de la Bretagne.

Voici quelques exemples de prononciations :

Mai pour Moi ; Tai pour Toi ; Demaselle pour Demoiselle ; Berouette pour Brouette ; Paires pour Poires, Prennes pour Prunes…

  • Les mots terminés en « e » se prononcent « é »
  • Les mots terminés en « eau » se prononcent « ia » : tonnia pour tonneau, ia pour eau
  • Les mots terminés en « eur » se prononcent « eux » : voleux pour voleur

Certains mots n’ont rien à voir : henne pour pantalon, rotte pour sentier, bettes pour betteraves, une ragole pour un arbre têtard, castilles pour groseilles, la poret pour le poireau, touiller pour mélanger…

Aussi, quelques phrases que j’ai pu entendre par mes parents et grands-parents (l’orthographe de ces mots n’est pas figée) :

  • « La paire lé pour mai » (la poire, elle est pour moi) (phrase dont se souvient mon grand-père maternel, prononcée par sa grand-mère paternelle),
  • « y ché de l’ia » (il pleut),
  • « les poules s’accroupiottent, ac’ra mon la ha, le temps s’abernaodi, y va bintô nous ché une eurnaupée » (les poules s’accroupissent, abrite-toi près de la haie, le ciel s’assombrit, il va bientôt tomber une averse),
  • « t’as don’ fini de pigner/chouiner? » (tu n’as pas fini de pleurer?),
  • « À la r’voyure! » (à bientôt!),
  • « Arrêt’ de bober d’la goule » (Arrête de rêvasser),
  • « Va crouiller/clancher la porte » (va fermer la porte à clé),
  • « Ah ça beurdasse » (ah ça bavarde – commérages-),
  • « A tantôt » (à tout à l’heure),
  • « kes tu bouines? » (qu’est-ce que tu fabriques ?)
  • « ça houelle comme dans un s’na » (ça crie comme dans un grenier)… expression de ma grand-mère Yvonne !

14 – Ses habits

Joseph était cultivateur. Il portait probablement le plus souvent un pantalon en toile épaisse à rayures, une chemise avec par dessus une blouse (la biaude), un foulard autour du cou et un chapeau. Le chapeau était en feutre sauf l’été où c’était un chapeau de paille. Aux pieds, il portait des sabots.

Pour les jours de fête, les grandes occasions ou pour aller à la messe le dimanche, il mettait un pantalon en toile épaisse, une chemise et une veste à boutons. Aux pieds, il portait des souliers. Il n’en avait sûrement qu’une seule paire qu’il ne sortait que pour les grandes occasions.

Hommes de Landivy habillés avec une biaude (1908)

15 – Ses enfants

Joseph et Amandine ont eu 4 enfants :

Joseph Auguste (1911)

Joseph Auguste est né le 14 mai 1884 à Fougerolles. Il s’est marié le 15 juin 1909 au Teilleul (50) avec Clémentine ALEXANDRE. Il a eu deux enfants : Louis René (1910-1987) et Maria (1911-1967). Il exerce le métier de cultivateur. Il et est décédé le 8 septembre 1914 à Fère-Champenoise (51) lors de la première guerre mondiale.

Marie Amandine (photo prise vers 1940)

Marie Amandine, mon arrière-grand-mère, née le 11 octobre 1885 à Fougerolles. Elle s’est mariée le 11 février 1911 à Fougerolles avec Louis BIDAINE. De ce mariage deux enfants sont nés : Louis François (1912-1921) et Yvonne, ma grand-mère (1920-2016). Elle exerce le métier de cultivatrice. Marie Amandine est décédée en 1948 à Saint-Mars-sur-la-Futaie.

Basile Amand (1911)

Basile Amand (jumeau) est né le 23 février 1887 à Fougerolles. Il se marie le 25 juin 1916 avec Marie PAILLARD à Fougerolles. Il a eu 6 enfants : Basile (1918-1977), Germaine (1921-1989), Maria (1923-2010), Yvonne (1925-1998), Renée (1931-?) et Geneviève (1934-2019). Il exerce le métier de cultivateur. Il est décédé après 1940.

Ernest Pierre (1909)

Ernest Pierre (jumeau) est né le 23 février 1887 à Fougerolles. Il ne s’est pas marié et n’a pas eu d’enfants. Il exerce le métier de domestique (valet de chambre et chauffeur d’automobiles) à Paris entre 1906 et 1914 environ. Il décède le 17 juin 1915 à Souchez (62) lors de la première guerre mondiale.

16 – Joseph au mariage de ses enfants

Joseph n’a assisté qu’à un seul mariage de ses enfants, celui de son fils aîné, Joseph Auguste, le 15 juin 1909 au Teilleul (50). Par chance, une photo du mariage existe et ma grand-mère avait pu identifier quelques personnes présentes sur la photo.

Mariage de Joseph Auguste MAIGNAN et Clémentine ALEXANDRE le 15 juin 1909 au Teilleul (50)

Joseph Auguste, le marié, porte la biaude pour son mariage. Clémentine ALEXANDRE, son épouse, est née à Heussé (Manche) le 7 novembre 1890.

A gauche du marié, sa soeur Marie Amandine (mon arrière-grand-mère), tient dans ses mains un bouquet blanc. A droite de la mariée, voici le protagoniste de cet article en multiples chapitres, Joseph Jean, mon arrière-arrière-grand-père. En costume militaire assis sur la même rangée, il s’agit du frère du marié Basile Amand. Une tante du marié, que je suppose être Euphrosine Thébault, se tient à ses côtés, habillée tout en noir, dans la partie sombre de la photo. Entre Joseph Jean et Basile, ce doit être une tante ou une cousine du marié.

On retrouve aussi sur la photo les cousines du marié, Victorine et Marie Maignan, avec leurs robes claires et leurs grands chapeaux avec des rubans et des fleurs blancs (une est assise devant et l’autre est tout en haut à droite). Derrière le marié, les yeux baissés, se tient son oncle Pascal Poidevin. A remarquer que le marié ainsi que son père et son frère portent la même boutonnière fleurie.

17 – L’origine du nom MAIGNAN

Le nom MAIGNAN désigne en ancien français un chaudronnier ambulant (sens attesté en 1268). Il vient apparemment du bas-latin machina (= métier). La forme du nom MAIGNAN est très fréquente en Mayenne et dans les départements voisins. Il existe des variantes : Maignien (10, 52), Magnan (13, 83, 86), Magnain (79), Magnien, Magnient (71, 70) (Source : Geneanet).

Pour le père de Joseph MAIGNAN, Jean-Baptiste, son patronyme est écrit LE MAIGNAN à sa naissance en 1819 à La Dorée. Tous leurs ascendants sont aussi nommés LE MAIGNAN à La Dorée au moins depuis 1650.

18 – Ses parents

Les parents de Joseph Jean MAIGNAN se nommaient Jean-Baptiste MAIGNAN et Marie Jeanne PELE.

Jean-Baptiste MAIGNAN est né le 22 avril 1819 à La Dorée. Il a pour parents Michel François (LE) MAIGNAN et Gabrielle Aimable GUESDON qui sont tous les deux cultivateurs. Jean-Baptiste est seulement âgé de 15 ans lorsque son père décède. Quand il se marie avec Marie Jeanne PELE en 1848, ses parents sont tous les deux décédés. Il exercera d’abord la profession de domestique. Puis, dès 1853, il exerce la profession de facteur rural, tout d’abord à Landivy puis à Montaudin. (Je développerai dans un futur article pour sa profession). Jean-Baptiste décède à 59 ans à Montaudin sur la route entre Montaudin et St Ellier… probablement lors de sa tournée de facteur rural…

Facteur rural en 1860 (source : http://moust27.e-monsite.com/pages/lettres-de-1852-1900-moust27-e-monsite-com.html)

Marie Jeanne Pelé est née le 20 janvier 1827 à La Dorée. Elle a pour parents Etienne Jean PELE et Marie Jeanne Julienne LEFEUVRE. Après avoir été marchand de fils comme son père, Etienne Jean PELE exerce la profession de cultivateur. Sa femme est cultivatrice aussi. Marie Jeanne PELE reste vivre chez ses parents pendant plusieurs années après son mariage avec Jean-Baptiste MAIGNAN, sûrement à cause des professions exercées par son mari (domestique puis facteur rural). Elle vit avec son mari Jean-Baptiste après 1853. Elle exerce plusieurs professions : cultivatrice (chez ses parents) puis femme de ménage après le décès de son mari puis fileuse. Elle décède chez son fils Joseph le 15 avril 1898 à Fougerolles.

19 – Sa fratrie

Joseph MAIGNAN fait partie d’une fratrie de 5 enfants. Les trois premiers naissent à La Dorée chez leurs grands-parents puis les deux derniers à Montaudin. Joseph sera la seul de sa fratrie à dépasser l’âge de 40 ans. Ses deux sœurs, Marie Louise et Marie Zoé meurent jeunes, à 7 jours pour la première et 7 ans pour la seconde. Son frère Jean qui est facteur à Montaudin comme leur père, décède à l’âge de 34 ans après avoir eu 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Son dernier frère François devient bourrelier à Landivy et décède à 39 ans après avoir eu 2 filles.

20 – Les relations avec les membres de sa famille

J’ai peu d’informations sur les relations que pouvait entretenir Joseph avec les autres membres de sa famille. Je peux supposer qu’il était proche de ses grands-parents comme il a grandi chez eux. Je ne peux pas connaitre vraiment les relations avec ses parents. A son mariage, son frère Jean et sa mère Marie sont présents comme témoins.

Je constate d’après les recensements et les photos qu’il fréquentait la famille de son petit frère François Maignan. Ses nièces Victorine et Marie et probablement sa belle-sœur étaient présentes au mariage du fils de Joseph, Joseph Auguste, en 1909. Aussi, Victorine vivait en 1896 à Fougerolles avec Joseph et sa famille. De la même façon, certains membres de la famille d’Amandine, sa femme, sont présents à certains événements.

21 – Son ascendance sur 4 générations

Les parents, grands-parents et arrières-grands-parents de Joseph MAIGNAN sont tous originaires de La Dorée à l’exception d’une de ses arrières-grands-mères, Anne JARRY, originaire de l’Est du département de la Mayenne, du côté de Champgenéteux.

La génération de ses arrières-arrières-grands-parents (4e génération) offre un peu plus de variété dans les origines. Des origines géographiques proches de La Dorée (Saint-Mars-sur-la-Futaie, Landivy, Saint-Berthevin-la-Tannière) mais aussi des origines plus lointaines pour Anne JARRY et ses parents à une cinquantaine de kilomètres à l’est (Champgenéteux et alentours).

Ses ancêtres sont majoritairement des personnes qui travaillaient la terre (cultivateurs, laboureurs, journaliers) mais il y a également un facteur rural, une sage-femme, des marchands de fils, des fileuses, des meuniers et des sabotiers.

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