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Basile et Ernest MAIGNAN, le destin de jumeaux marqué par la Grande Guerre

Dans un précédent article, je vous ai exposé la vie de mon ancêtre Joseph Jean MAIGNAN. Pour le #Généathème de Geneatech du mois d’avril 2021 consacré aux naissances multiples, je vais vous faire part du parcours de vie de Basile et Ernest MAIGNAN, fils jumeaux de Joseph.

Basile Amand et Ernest Pierre MAIGNAN naissent le 22 février 1887 à Fougerolles-du-Plessis (53) où vivent leurs parents Joseph Jean MAIGNAN et Amandine THEBAULT. Ils sont les derniers nés de leur fratrie après Joseph Auguste en 1884 et Marie Amandine en 1885. Ils sont âgés de 9 ans quand leur mère décède en 1896.

Dès 1901, Ernest n’apparaît plus dans le recensement du foyer familial. Il n’a alors que 15 ans. Son grand frère a également quitté le foyer, sûrement parti commis de ferme. Je ne sais pas où est Ernest à cette date.

Extrait du recensement de Fougerolles-du-Plessis de 1901 (AD 53)

En 1907 arrive l’heure de la conscription militaire pour les jumeaux Basile et Ernest. Il est alors indiqué que Basile est cultivateur à La Dorée, commune limitrophe de Fougerolles. Ernest est quant à lui domestique à Paris, résidant au 12 rue Pierre Charron dans le 8e arrondissement. Tous les deux (ainsi que leur grand frère) feront leur service militaire dans le 14e régiment de hussards à Alençon.
Ernest bénéficiera d’un sursis d’incorporation comme son frère Basile est du même âge. Leurs périodes de service militaire seront donc décalées d’un an. Ce sera d’octobre 1908 à octobre 1910 pour Basile et d’octobre 1909 à octobre 1911 pour Ernest.

Extrait de Retronews

Une annonce paraît dans la « Gazette de Château-Gontier » le 26 novembre 1911. Ernest, fraîchement sorti du service militaire, est alors à la recherche d’une place de chauffeur d’automobiles ou de valet de chambre. Le 3 janvier 1912, une nouvelle adresse est indiquée sur sa fiche militaire : il est résidant au 103 boulevard Haussmann à Paris, probablement en tant que domestique. Il y restera jusqu’à fin 1914.

Lorsque la guerre éclate le 1er août 1914, Basile et son grand frère Joseph sont mobilisés très rapidement. Ils réintègrent le 14e régiment de hussards dès le 3 août 1914. Joseph décèdera le mois suivant au combat à Fère-Champenoise (51).

Ernest est mobilisé seulement le 7 janvier 1915. Le 14e régiment de hussards ayant été décimé dès les premiers mois de la guerre, il intègre à cette date le 130e régiment d’infanterie basé à Mayenne puis le 2e régiment de zouaves le 21 mai 1915. Ernest est tué à l’ennemi le 17 juin 1915 à Souchez (62) d’après sa fiche militaire et la transcription de son décès dans les registres de Fougerolles.

Extrait de la transcription de décès d’Ernest MAIGNAN dans les registres de Fougerolles en août 1916.

Il sera décoré à titre posthume de la Croix de guerre avec étoile de bronze le 10 juin 1921.

Je présume que Ernest est inhumé à la nécropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette sur la commune d’Ablain-Saint-Nazaire (62), commune située à seulement 2,5 km de Souchez. Une tombe numérotée 18992 porte uniquement le nom de MAIGNAN et je suppose donc qu’il s’agit de la sépulture de mon arrière-grand-oncle Ernest MAIGNAN. En effet, l’Office national des anciens combattants & victimes de guerre n’a pas pu m’apporter d’informations complémentaires sur cette tombe ou sur le soldat qui y était enterré, ne pouvant confirmer ou infirmer mes présomptions.

La vie de Basile se poursuit. Il se marie le 25 juin 1916 avec Marie Louise PAILLARD à Fougerolles (53) lors d’une permission. Son premier enfant, nommé Basile lui aussi, naîtra peu de temps avant la fin de la guerre le 5 novembre 1918. 5 autres enfants naîtront de ce mariage par la suite.

Basile s’installe en tant que cultivateur à Saint-Mars-sur-la-Futaie (53) aux Razées, lieu-dit voisin de la Paumerie, où s’est installée avant-guerre sa sœur Marie avec son époux Louis BIDAINE. Il déménagera ensuite à Fougerolles puis à Mortain (50) où il décèdera le 27 juillet 1959, deux ans après son épouse Marie Louise.

Voici pour résumer mes propos une frise chronologique de la vie de Basile et d’Ernest, n’hésitez pas à cliquer pour l’agrandir :

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Une source peu ou pas connue en généalogie, les registres du bagne de Brest

Dans le cadre du #lemoisGeneatech, je participe au #Geneatheme de la 1ère semaine « une source peu ou pas connue ». https://www.geneatech.fr/

J’ai choisi de vous présenter les registres du bagne de Brest à travers l’histoire d’un de mes ancêtres.

Musée de Bretagne, Collection Arts graphiques.

Le bagne de Brest a été créé en 1749 en remplacement des galères qui ne nécessitent plus autant de main-d’œuvre. Plusieurs bagnes ont été créés à la même époque comme les bagnes de Toulon, Rochefort, etc. Le bagne de Brest accueillait les condamnés pour contrebande ou pour des peines longues pour homicide, vol ou faux par exemple.  Le bagne de Brest ferma ses portes en 1858.

Mon ancêtre Michel DOUESNEAU (Sosa 240, génération 8) a été condamné deux fois à des peines de travaux forcés et a purgé ses peines au bagne de Brest. Sa première condamnation a eu lieu en 1780 pour contrebande de sel ou faux-saunage.

Ma généalogie est située aux confins de trois provinces historiques : Le Maine, la Bretagne et la Normandie. Dans l’Ancien Régime, toutes les provinces n’avaient pas les mêmes niveaux d’impôts notamment pour la Gabelle, l’impôt sur le sel. Le Maine faisait partie des provinces de Grande Gabelle tandis que la Bretagne était une province franche où le sel ne coûtait pas grand-chose. A titre de comparaison, le minot de sel (environ 50 kg) valait 59 livres dans le Maine tandis qu’il coûtait 1 à 2 livres en Bretagne. Dans la province du Maine comme dans les autres provinces de Grande Gabelle, c’était un impôt obligatoire. Pour chaque adulte et chaque enfant de plus de 8 ans, une quantité de sel définie était distribuée par la Ferme « pour le pot et la salière« . Des hommes étaient désignés dans chaque paroisse pour distribuer le sel à chaque famille et collecter l’impôt. Cependant, ce sel n’était pas suffisant pour chaque famille. Il fallait retourner au grenier à sel pour le sel nécessaire à la salaison, ce qui coûtait très cher. La tentation était donc forte pour les habitants du Maine et de la Bretagne de faire du faux-saunage.

Il y a une quinzaine d’années, j’ai pu obtenir grâce à l’association GALFOR et aux recherches effectuées par André POUSSIN quelques premiers renseignements concernant mon ancêtre. Il fallait alors écrire à l’association. Depuis, ils ont créé un site avec une base de données de plus de 11 000 noms de bagnards de l’Ouest de la France, base qui s’étoffe encore au fil des années :

https://www.galfor.fr/index.php

Pour retrouver mon ancêtre, j’ai d’abord cherché dans leur base de données. Sachant que l’orthographe de son nom n’est pas toujours exactement la même, j’ai fait la recherche plusieurs fois et deux années de condamnation sont apparues : 1780 et 1798.

Extrait du site Galfor (lien au-dessus)

Depuis 2016, les registres du bagne de Brest ont été numérisés par le Service Historique de la Défense et mis à disposition par le Centre de Recherche Bretonne et Celtique dans leur bibliothèque numérique.

Les registres se trouvent à l’adresse suivante :

https://bibnumcrbc.huma-num.fr/collections/show/9

La partie la plus compliquée de la recherche a été ensuite de trouver trace de son entrée au bagne de Brest. Les tables n’étant pas encore numérisées à ma connaissance, j’ai donc parcouru les registres de ses années de condamnation.

Pour vous y retrouver, une fiche geneawiki existe avec le contenu de chaque registre :

https://fr.geneawiki.com/index.php/SHD_/_Marine_Brest_-_S%C3%A9rie_O

Mon ancêtre Michel DOUESNEAU a été condamné le 8 mars 1780 au grenier à sel de Lassay pour « faux-saunage à col et récidive » par sentence des juges de ferme à trois ans de bagne. Le faux-saunage « à col » veut dire qu’il portait le sel de contrebande directement sur son dos. Dès la premier récidive, les faux-sauniers étaient condamnés à une amende et à une peine de travaux forcés.

Comme tous les condamnés pour des peines de travaux forcés, il est tout d’abord marqué au fer rouge des lettres « GAL » (comme auparavant les galériens) en place publique au niveau de l’épaule (la flétrissure). Il a tout d’abord été placé en prison en attendant que la chaîne de galériens arrive de Paris. Il a ensuite été ferré au cou pour porter sa chaîne en cravate puis ferré au pied. Les futurs bagnards étaient ensuite enchaînés les uns aux autres pour former des chaînes de forçats de 24 à 36 hommes. Ils allaient ainsi à pied jusqu’à Brest sous les quolibets de la population des villages qu’ils traversaient.

Un bagnard – Dessin de Jules Noël (1844) – Collection du Musée des Beaux-Arts de Quimper

Michel DOUESNEAU arrive au bagne le 15 juin 1780 à l’âge de 33 ans. Il est alors enchainé pour toute la durée de sa peine à un autre bagnard. La fiche issue du registre du bagne de Brest nous donne toute sa description physique. C’est une partie très intéressante de chaque fiche car cela permet de mieux se représenter son ancêtre. Il est libéré le 10 mars 1783.

Extrait du registre 2 O 215 du bagne de Brest

Il est à nouveau condamné le 4 fructidor an VI (21 août 1798) par le tribunal correctionnel d’Alençon à 20 ans de fers pour avoir commis un homicide sans préméditation. Il a alors 51 ans. Il est exposé au pilori le 9 fructidor puis part au bagne de Brest. On constate que 18 ans plus tard, son physique a bien changé et qu’il est devenu sourd. Il finira sa peine en prison à partir de 1816, ayant atteint la limite d’âge du bagne, puis sera libéré en 1818.

Extrait du registre 2 O 21 du bagne de Brest

En 1822, il ne peut donner son consentement au mariage de son fils :  « impossible qu’il donne son consentement au désir de l’article 150 du code civil, vu qu’il est sourd et tombé en enfance sur son grand âge ».

Il décède à l’âge de 79 ans le 24 juillet 1826 au Pas (Mayenne), sa commune de naissance.

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Joseph MAIGNAN, mon ancêtre en 30 questions #généalogie30

Cet article est un nouveau projet proposé sur Twitter par Sophie Boudarel. Ce projet consiste à répondre à 30 questions concernant la vie d’un de nos ancêtres. Je n’ai pas pu répondre à l’ensemble des questions faute d’archives ou d’informations parfois mais ce fut un exercice très intéressant.

J’ai choisi pour ce #généalogie30 de parler de mon arrière-arrière-grand-père Joseph Jean MAIGNAN, mon sosa 22.

1 – Sa naissance

Joseph Jean MAIGNAN est né le 12 avril 1850. Il est le fils de Jean Maignan et de Marie Pelé. Il est né à La Dorée (Mayenne). C’est du moins ce que laisse entendre son acte de naissance comme il a été enregistré dans les registres de la commune de La Dorée. Cependant en y regardant de plus près, ce n’est pas tout à fait ça :

« Du treize avril (mil huit cent cinquante) à cinq heures du soir, par devant nous François Couillabin, Maire officier public des actes de l’état-civil de la commune de La Dorée, canton de Landivy, département de la Mayenne, est comparu Maignan Jean, domestique, âgé de trente un an, demeurant au lieu de Louzelaie, commune de Fougerolles, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né du jour d’hier, en sa demeure, à cinq heures du soir, de lui déclarant et de Pelé Marie, son épouse, âgée de 24 ans, et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms de Joseph Jean, lesdites présentation et déclaration ont été faites en présence de Pelé Etienne, cultivateur âgé de soixante ans, demeurant au lieu de Boussay, et de Métayer Louis, marchand âgé de 27 ans, demeurant au bourg et tous les deux de cette commune ; le premier grand-père maternel de l’enfant et le second ami du comparant. […] »

D’après l’acte, Joseph Jean Maignan est né en la demeure de son père à Louzelaie, commune de Fougerolles. Mais pourquoi a-t-il été enregistré à La Dorée ? Serait-il né en réalité chez son grand-père Etienne Pelé à Bouessay à La Dorée ? C’est plutôt ce que je suppose. De plus, son acte de naissance comporte des ratures notamment en marge. Il est inscrit le nom de Pelé qui est barré puis Maignan en dessous. Je vous laisse découvrir l’acte en suivant ce lien : https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/ark:/37963/r216bad7nafk/f223

Son acte de baptême aurait peut-être permis de lever le doute mais je ne l’ai pas en ma possession. Je ne sais donc pas qui sont ses parrain et marraine.

Les lieux de vie de Joseph Jean MAIGNAN (source : Geoportail IGN)

2 – Son mariage

Joseph Jean Maignan se marie à Landivy, commune limitrophe de Fougerolles, le 4 août 1883 avec Amandine Reine Thébault. A son mariage, il est âgé de 33 ans et Amandine a 37 ans. Sa profession est domestique laboureur et elle est domestique. Amandine est née le 26 avril 1846 à Landivy. Ils résident alors tous les deux à Landivy.

Lors de leur mariage, sont présents :

  • Marie Pelé, la mère de Joseph. Elle est alors femme de ménage et réside à Montaudin.
  • Reine Pottier, la mère d’Amandine. Elle est cultivatrice à Fougerolles.
  • Jean Maignan, 30 ans, frère de l’époux. Il est facteur rural à Montaudin.
  • Eugène Brichet, 34 ans, cabaretier, ami des époux, habitant de Landivy.
  • Victor Degasne, 28 ans, domestique, ami des époux, habitant de Landivy.

Jean, le père de Joseph, est décédé le 13 février 1879 à Montaudin. Amand Thébault, le père d’Amandine est décédé à Fougerolles le 16 mars 1866. Il n’y a pas de contrat de mariage. Tous signent, à l’exception de la mère de l’époux et de la mère de l’épouse.

Les signatures lors du mariage de Joseph Maignan et d’Amandine Thébault (source : Archives départementales de la Mayenne)

3 – Comment s’est déroulé son mariage

Je n’ai malheureusement pas beaucoup d’informations à ce sujet. Le mariage a eu lieu à Landivy, dans la mairie construite en 1862. Ce bâtiment est la réduction de l’Hôtel de Ville de Laval. Ce bâtiment accueillait au rez-de-chaussée le prétoire de la justice de paix, le greffe, le bureau du juge de paix et le logement du garde-champêtre. Les mariages se déroulaient à l’étage de la mairie, dans la salle qui est toujours aujourd’hui la salle des mariages.

La Mairie de Landivy avant 1914 (Source : Geneanet)

4 – Son décès

Joseph Jean Maignan est décédé le 6 mai 1910 à 6 heures du soir à Fougerolles, au lieu-dit « Chamossay », à l’âge de 60 ans. Il était veuf depuis le 13 septembre 1896 suite au décès de son épouse Amandine Thébault à l’âge de 50 ans. Sur son acte de décès est indiquée la profession de cultivateur.

Chamossay est un hameau constitué de nombreuses maisons. Ce sont deux de ses voisins qui déclarent son décès le 7 mai : Jean Lagoutte, cultivateur âgé de 35 ans et Alexandre Voisin, cultivateur âgé de 25 ans. Il est précisé dans l’acte qu’ils ne sont pas parents avec le défunt. Les deux déclarants signent en compagnie d’Albert Dupont, maire de Fougerolles. Je n’ai pas d’informations sur son inhumation.

Croix érigée par R. Guérin en 1813 au lieu-dit Chamossay à Fougerolles-du-Plessis (source : photo personnelle)

5 – Son parcours militaire

Joseph a eu 20 ans en 1870. D’après sa fiche militaire (registre R 1284/2 matricule 1087), il a été tiré au sort sur la liste cantonale de Landivy. Alors que la guerre franco-allemande avait éclaté depuis le 19 juillet 1870, il a été dirigé sur le 7e régiment de hussards, un régiment de cavalerie légère, le 14 octobre 1870. Ce régiment faisait partie de la division de cavalerie du 4e corps d’armée au sein de l’Armée du Rhin. D’après l’historique du régiment, « le 7e hussard est brièvement engagé à Servigny durant le siège de Metz et le 27 octobre, lors de la capitulation de Metz, il n’a plus un cheval, tous ayant été livrés à la boucherie pour approvisionner l’armée en viande.
Le dépôt du régiment est caserné à Castres et contribue à former quatre escadrons de marche envoyés à l’armée de la Loire. »

Il a été libéré de toute obligation militaire le 10 août 1895. A ma connaissance, il n’a pas reçu de décoration militaire. Je n’en sais pas beaucoup plus sur son parcours militaire car il n’est pas évident de trouver des informations sur cette guerre comme elle fut une défaite de l’armée française avec notamment la perte de l’Alsace-Lorraine. Elle fut aussi la démonstration de la faiblesse de l’armée française. Cette frustration profonde sera notamment à l’origine de la Première Guerre Mondiale.

James Alexander Walker, 1831-1898, Départ d’une étape, 5e hussard, en 1870, Tarbes, Hautes-Pyrénées, musée Massey, musée international des Hussards – Source : https://www.flickr.com/photos/renaud-camus/25702159187

6 – Les événements historiques au cours de sa vie

J’ai résumé grâce à l’infographie ci-dessous les grands événements lors de la vie de Joseph. J’ai déjà évoqué sa participation à la guerre franco-allemande lors de son parcours militaire. J’ai choisi également d’insérer un événement local, l’arrivée du tramway départemental à Fougerolles, commune qui était située sur la ligne Mayenne-Landivy. Cela a permis de simplifier les échanges de biens et de personnes sur le territoire de la Mayenne.

7 – Son instruction

Joseph savait lire et écrire d’après sa fiche militaire de 1870.

Il y avait une école des garçons au moins depuis 1851 dans la commune où il a grandi d’après les archives communales. Son père était facteur rural, il a peut-être eu les moyens financiers d’envoyer son fils à l’école mais je n’en suis pas sûre. L’école n’est devenue gratuite qu’après les lois Jules Ferry du 16 juin 1881.

Voici également sa signature, lors de la naissance de sa fille Marie Amandine en 1885.

8- Son environnement géographique

Joseph a vécu dans 3 communes différentes : La Dorée, Landivy et Fougerolles-du-Plessis. Ces 3 communes situées en Mayenne sont limitrophes les unes des autres et ne sont distantes d’au maximum 10 kilomètres. La Bretagne et la Normandie ne sont aussi qu’à quelques kilomètres. Il vivait dans ce qu’on appelle le « Bocage Mayennais », un paysage assez vallonné avec beaucoup de haies arborées.

Voici un aperçu des communes telles qu’il a pu les connaitre à travers quelques cartes postales anciennes :

9 – Ses déplacements

Joseph s’est peu déplacé dans sa vie mis à part pour sa période militaire. Ses différents de lieux de vie étaient proches les uns des autres. Ses plus lointains déplacements hors période militaire étaient peut-être distants de 15 kilomètres à pied au maximum, pour aller rendre visite à sa famille. Il est allé au mariage de son fils au Teilleul (Manche) en 1909, village situé à 12 kilomètres de Fougerolles.

Pour les moyens de transport, il devait surtout se déplacer à pied. Il s’est probablement déplacé à cheval comme il a fait partie d’un régiment de cavalerie légère et en charrette attelée à un cheval également. Peut-être a-t-il eu l’occasion de prendre le tramway départemental qui passait non loin de chez lui pour aller au pèlerinage à Pontmain à 15 kilomètres de là ?

Le tramway départemental Mayenne-Landivy en gare de Fougerolles

10 – Son premier métier

Le premier métier répertorié de Joseph était celui de domestique laboureur puis domestique cultivateur. Il exerça cette profession après la guerre franco-prussienne jusqu’à son mariage en 1883 à Landivy, chez François Hamon-Tréguillère, propriétaire terrien de la commune. François Hamon-Tréguillère fut maire de Landivy de 1878 à 1888, vous pouvez apercevoir sa signature plus haut dans le chapitre consacré au mariage de Joseph avec Amandine.

11 – Son métier principal

Joseph sera cultivateur après son mariage avec Amandine. Ils exploiteront ensemble la ferme de Chamossay à Fougerolles.

12 – Son parcours de vie à travers les recensements

Joseph apparaît dans tous les recensements au cours de sa vie hormis celui de 1872.

Lorsqu’il est enfant, il habite La Dorée, au lieu-dit Bouessay. En 1851, il vit chez ses grands-parents en compagnie de son oncle Joseph Pelé, de sa mère Marie Pelé et de son arrière-grand-mère Marie Jeanne Ferrand. Ses parents sont pourtant mariés mais n’habitent pas ensemble. Le petit frère de Joseph, Jean, naîtra lui aussi chez ses grands-parents à La Dorée en 1853.

extrait du recensement de 1851 de La Dorée

Ensuite, il va continuer à habiter chez ses grands-parents et son oncle jusqu’à son service militaire en 1870. Sa mère n’habite plus avec eux.

extrait du recensement de 1861 de La Dorée

Après son service militaire, il part travailler à Landivy en tant que domestique cultivateur chez François Hamon Tréguillère. Il habite dans le bourg. C’est là qu’il rencontre Amandine qui deviendra son épouse en 1883. Elle est cuisinière chez François Hamon Tréguillère.

extrait de recensement de 1876 de Landivy
extrait du recensement de 1881 de Landivy

Joseph part vivre avec Amandine après leur mariage à Fougerolles, au lieu-dit Chamossay. C’est là où naîtront leurs enfants et où ils décéderont tous les deux. Ils accueilleront même leur nièce en nourrice en 1896.

extrait du recensement de 1896 de Fougerolles

13 – Le parler de sa région : le patois mayennais

Joseph était mainiau (aussi écrit mainiot) comme on dit par’d’chez nous… mayennais quoi ! Il parlait patois, comme le parlait ma grand-mère Yvonne, sa petite-fille, quand j’étais petite. Bien souvent, je ne la comprenais pas d’ailleurs… Maintenant, j’ai plaisir à apprendre et découvrir des mots et des expressions de patois. Le patois mayennais est apparenté au gallo que l’on parle dans l’Est de la Bretagne.

Voici quelques exemples de prononciations :

Mai pour Moi ; Tai pour Toi ; Demaselle pour Demoiselle ; Berouette pour Brouette ; Paires pour Poires, Prennes pour Prunes…

  • Les mots terminés en « e » se prononcent « é »
  • Les mots terminés en « eau » se prononcent « ia » : tonnia pour tonneau, ia pour eau
  • Les mots terminés en « eur » se prononcent « eux » : voleux pour voleur

Certains mots n’ont rien à voir : henne pour pantalon, rotte pour sentier, bettes pour betteraves, une ragole pour un arbre têtard, castilles pour groseilles, la poret pour le poireau, touiller pour mélanger…

Aussi, quelques phrases que j’ai pu entendre par mes parents et grands-parents (l’orthographe de ces mots n’est pas figée) :

  • « La paire lé pour mai » (la poire, elle est pour moi) (phrase dont se souvient mon grand-père maternel, prononcée par sa grand-mère paternelle),
  • « y ché de l’ia » (il pleut),
  • « les poules s’accroupiottent, ac’ra mon la ha, le temps s’abernaodi, y va bintô nous ché une eurnaupée » (les poules s’accroupissent, abrite-toi près de la haie, le ciel s’assombrit, il va bientôt tomber une averse),
  • « t’as don’ fini de pigner/chouiner? » (tu n’as pas fini de pleurer?),
  • « À la r’voyure! » (à bientôt!),
  • « Arrêt’ de bober d’la goule » (Arrête de rêvasser),
  • « Va crouiller/clancher la porte » (va fermer la porte à clé),
  • « Ah ça beurdasse » (ah ça bavarde – commérages-),
  • « A tantôt » (à tout à l’heure),
  • « kes tu bouines? » (qu’est-ce que tu fabriques ?)
  • « ça houelle comme dans un s’na » (ça crie comme dans un grenier)… expression de ma grand-mère Yvonne !

14 – Ses habits

Joseph était cultivateur. Il portait probablement le plus souvent un pantalon en toile épaisse à rayures, une chemise avec par dessus une blouse (la biaude), un foulard autour du cou et un chapeau. Le chapeau était en feutre sauf l’été où c’était un chapeau de paille. Aux pieds, il portait des sabots.

Pour les jours de fête, les grandes occasions ou pour aller à la messe le dimanche, il mettait un pantalon en toile épaisse, une chemise et une veste à boutons. Aux pieds, il portait des souliers. Il n’en avait sûrement qu’une seule paire qu’il ne sortait que pour les grandes occasions.

Hommes de Landivy habillés avec une biaude (1908)

15 – Ses enfants

Joseph et Amandine ont eu 4 enfants :

Joseph Auguste (1911)

Joseph Auguste est né le 14 mai 1884 à Fougerolles. Il s’est marié le 15 juin 1909 au Teilleul (50) avec Clémentine ALEXANDRE. Il a eu deux enfants : Louis René (1910-1987) et Maria (1911-1967). Il exerce le métier de cultivateur. Il et est décédé le 8 septembre 1914 à Fère-Champenoise (51) lors de la première guerre mondiale.

Marie Amandine (photo prise vers 1940)

Marie Amandine, mon arrière-grand-mère, née le 11 octobre 1885 à Fougerolles. Elle s’est mariée le 11 février 1911 à Fougerolles avec Louis BIDAINE. De ce mariage deux enfants sont nés : Louis François (1912-1921) et Yvonne, ma grand-mère (1920-2016). Elle exerce le métier de cultivatrice. Marie Amandine est décédée en 1948 à Saint-Mars-sur-la-Futaie.

Basile Amand (1911)

Basile Amand (jumeau) est né le 23 février 1887 à Fougerolles. Il se marie le 25 juin 1916 avec Marie PAILLARD à Fougerolles. Il a eu 6 enfants : Basile (1918-1977), Germaine (1921-1989), Maria (1923-2010), Yvonne (1925-1998), Renée (1931-?) et Geneviève (1934-2019). Il exerce le métier de cultivateur. Il est décédé après 1940.

Ernest Pierre (1909)

Ernest Pierre (jumeau) est né le 23 février 1887 à Fougerolles. Il ne s’est pas marié et n’a pas eu d’enfants. Il exerce le métier de domestique (valet de chambre et chauffeur d’automobiles) à Paris entre 1906 et 1914 environ. Il décède le 17 juin 1915 à Souchez (62) lors de la première guerre mondiale.

16 – Joseph au mariage de ses enfants

Joseph n’a assisté qu’à un seul mariage de ses enfants, celui de son fils aîné, Joseph Auguste, le 15 juin 1909 au Teilleul (50). Par chance, une photo du mariage existe et ma grand-mère avait pu identifier quelques personnes présentes sur la photo.

Mariage de Joseph Auguste MAIGNAN et Clémentine ALEXANDRE le 15 juin 1909 au Teilleul (50)

Joseph Auguste, le marié, porte la biaude pour son mariage. Clémentine ALEXANDRE, son épouse, est née à Heussé (Manche) le 7 novembre 1890.

A gauche du marié, sa soeur Marie Amandine (mon arrière-grand-mère), tient dans ses mains un bouquet blanc. A droite de la mariée, voici le protagoniste de cet article en multiples chapitres, Joseph Jean, mon arrière-arrière-grand-père. En costume militaire assis sur la même rangée, il s’agit du frère du marié Basile Amand. Une tante du marié, que je suppose être Euphrosine Thébault, se tient à ses côtés, habillée tout en noir, dans la partie sombre de la photo. Entre Joseph Jean et Basile, ce doit être une tante ou une cousine du marié.

On retrouve aussi sur la photo les cousines du marié, Victorine et Marie Maignan, avec leurs robes claires et leurs grands chapeaux avec des rubans et des fleurs blancs (une est assise devant et l’autre est tout en haut à droite). Derrière le marié, les yeux baissés, se tient son oncle Pascal Poidevin. A remarquer que le marié ainsi que son père et son frère portent la même boutonnière fleurie.

17 – L’origine du nom MAIGNAN

Le nom MAIGNAN désigne en ancien français un chaudronnier ambulant (sens attesté en 1268). Il vient apparemment du bas-latin machina (= métier). La forme du nom MAIGNAN est très fréquente en Mayenne et dans les départements voisins. Il existe des variantes : Maignien (10, 52), Magnan (13, 83, 86), Magnain (79), Magnien, Magnient (71, 70) (Source : Geneanet).

Pour le père de Joseph MAIGNAN, Jean-Baptiste, son patronyme est écrit LE MAIGNAN à sa naissance en 1819 à La Dorée. Tous leurs ascendants sont aussi nommés LE MAIGNAN à La Dorée au moins depuis 1650.

18 – Ses parents

Les parents de Joseph Jean MAIGNAN se nommaient Jean-Baptiste MAIGNAN et Marie Jeanne PELE.

Jean-Baptiste MAIGNAN est né le 22 avril 1819 à La Dorée. Il a pour parents Michel François (LE) MAIGNAN et Gabrielle Aimable GUESDON qui sont tous les deux cultivateurs. Jean-Baptiste est seulement âgé de 15 ans lorsque son père décède. Quand il se marie avec Marie Jeanne PELE en 1848, ses parents sont tous les deux décédés. Il exercera d’abord la profession de domestique. Puis, dès 1853, il exerce la profession de facteur rural, tout d’abord à Landivy puis à Montaudin. (Je développerai dans un futur article pour sa profession). Jean-Baptiste décède à 59 ans à Montaudin sur la route entre Montaudin et St Ellier… probablement lors de sa tournée de facteur rural…

Facteur rural en 1860 (source : http://moust27.e-monsite.com/pages/lettres-de-1852-1900-moust27-e-monsite-com.html)

Marie Jeanne Pelé est née le 20 janvier 1827 à La Dorée. Elle a pour parents Etienne Jean PELE et Marie Jeanne Julienne LEFEUVRE. Après avoir été marchand de fils comme son père, Etienne Jean PELE exerce la profession de cultivateur. Sa femme est cultivatrice aussi. Marie Jeanne PELE reste vivre chez ses parents pendant plusieurs années après son mariage avec Jean-Baptiste MAIGNAN, sûrement à cause des professions exercées par son mari (domestique puis facteur rural). Elle vit avec son mari Jean-Baptiste après 1853. Elle exerce plusieurs professions : cultivatrice (chez ses parents) puis femme de ménage après le décès de son mari puis fileuse. Elle décède chez son fils Joseph le 15 avril 1898 à Fougerolles.

19 – Sa fratrie

Joseph MAIGNAN fait partie d’une fratrie de 5 enfants. Les trois premiers naissent à La Dorée chez leurs grands-parents puis les deux derniers à Montaudin. Joseph sera la seul de sa fratrie à dépasser l’âge de 40 ans. Ses deux sœurs, Marie Louise et Marie Zoé meurent jeunes, à 7 jours pour la première et 7 ans pour la seconde. Son frère Jean qui est facteur à Montaudin comme leur père, décède à l’âge de 34 ans après avoir eu 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Son dernier frère François devient bourrelier à Landivy et décède à 39 ans après avoir eu 2 filles.

20 – Les relations avec les membres de sa famille

J’ai peu d’informations sur les relations que pouvait entretenir Joseph avec les autres membres de sa famille. Je peux supposer qu’il était proche de ses grands-parents comme il a grandi chez eux. Je ne peux pas connaitre vraiment les relations avec ses parents. A son mariage, son frère Jean et sa mère Marie sont présents comme témoins.

Je constate d’après les recensements et les photos qu’il fréquentait la famille de son petit frère François Maignan. Ses nièces Victorine et Marie et probablement sa belle-sœur étaient présentes au mariage du fils de Joseph, Joseph Auguste, en 1909. Aussi, Victorine vivait en 1896 à Fougerolles avec Joseph et sa famille. De la même façon, certains membres de la famille d’Amandine, sa femme, sont présents à certains événements.

21 – Son ascendance sur 4 générations

Les parents, grands-parents et arrières-grands-parents de Joseph MAIGNAN sont tous originaires de La Dorée à l’exception d’une de ses arrières-grands-mères, Anne JARRY, originaire de l’Est du département de la Mayenne, du côté de Champgenéteux.

La génération de ses arrières-arrières-grands-parents (4e génération) offre un peu plus de variété dans les origines. Des origines géographiques proches de La Dorée (Saint-Mars-sur-la-Futaie, Landivy, Saint-Berthevin-la-Tannière) mais aussi des origines plus lointaines pour Anne JARRY et ses parents à une cinquantaine de kilomètres à l’est (Champgenéteux et alentours).

Ses ancêtres sont majoritairement des personnes qui travaillaient la terre (cultivateurs, laboureurs, journaliers) mais il y a également un facteur rural, une sage-femme, des marchands de fils, des fileuses, des meuniers et des sabotiers.

Mis en avant

Un 29 février…

Ce premier article fait partie d’un défi #sosa29février lancé sur Twitter. L’objet du défi était de trouver dans sa généalogie une naissance, un mariage ou un décès d’un de ses ancêtres le 29 février.

Ce 29 février 1848, décède Marie Angélique CHEVRIS, ma sosa 37, à Pézereul, sur la commune de Saint-Mars-sur-la-Futaie (53). Elle a 50 ans. Elle laisse seuls son mari, Médard LEBLANC et ses 6 enfants.

Acte de décès de Marie Angélique CHEVRIS (AD 53 / 4 E 277/13)

Parmi ses enfants, quatre d’entre eux sont encore mineurs. Peut-être de peur qu’il lui arrive à son tour quelque chose, Médard rassemble un conseil de famille pour trouver des tuteurs à ces quatre enfants le 22 juillet 1848. Les enfants nommés Pierre, Alexandre, Joseph et Louis sont alors respectivement âgés de 17, 14, 12 et 9 ans.

Ce conseil où les personnes présentes sont volontaires et toutes membres de la famille désigne alors 3 tuteurs du côté paternel et 3 du côté maternel.

Du côté paternel sont désignés :

  • Michel LEBLANC, leur oncle, laboureur à la Flantrie à Saint-Mars,
  • Michel LEBLANC, fils du précédent, laboureur à la Prioulais à Saint Mars,
  • Pierre Joseph LEBLANC, cousin germain des enfants, laboureur à la Flantrie à Saint-Mars.

Du côté maternel sont désignés :

  • Médard Joseph LEBLANC, grand frère des enfants, mon sosa 18, laboureur à Pézereul à Saint-Mars,
  • Joseph CHEVRIS, oncle des enfants, cultivateur à la Ménardière à Saint-Mars,
  • Pierre CHEVRIS, oncle des enfants, cultivateur à la Billetrie à Saint-Berthevin-la-Tannière.

Par chance pour ses enfants, leur père Médard décédera bien après leur majorité, le 27 octobre 1865 à l’âge de 75 ans.

J’ai eu la chance de trouver cet acte sur la tutelle de ces enfants dans les archives de la série U (Justice de Paix) lors de ma très récente visite aux archives départementales de la Mayenne lundi 24 février 2020.

Le tour de France des archives : Présentation des archives départementales de la Mayenne

Les Archives départementales de la Mayenne ont fait partie des services d’archives précurseurs pour la mise en ligne sur internet de leurs contenus comme l’état-civil. La mise en ligne a débuté en 2003 alors qu’Internet était loin d’être encore démocratisé, grâce à la présence d’un directeur des Archives Départementales très dynamique, Monsieur Joël Surcouf.

Adresse internet

https://chercher-archives.lamayenne.fr/


Adresse physique

Archives départementales de la Mayenne
6 Place des Archives
53000 Laval
Tél. : 02 43 59 10 90
Informations pratiques (horaires, accès, modalités de consultation) : https://chercher-archives.lamayenne.fr/article/les-archives-de-la-mayenne-vous-accueillent


Utilisation de la visionneuse

Avant de vous présenter l’ensemble des fonds d’archives disponibles en ligne sur le site des archives départementales de la Mayenne, voici le lien de cette vidéo réalisée par les archives pour l’utilisation de la visionneuse :


Fonds d’archives disponibles en ligne

Etat-Civil

Le département de la Mayenne met à disposition les registres paroissiaux, les registres d’état-civil et les tables décennales de plus de 100 ans. Les plus anciens registres datent de 1522. Les registres plus récents sont de 1919. Les limites sont variables selon les paroisses/communes. Par exemple, un registre qui se termine en 1921 ne sera pas en ligne tandis que celui se terminant en 1919 le sera.

https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/etat-civil-search-form.html

Les archives de la Mayenne ont réalisé une vidéo pour vous aider à effectuer une recherche d’acte d’état-civil :


Base de données des mariages

Cette base de données regroupe l’ensemble des mariages enregistrés dans l’état civil de la Mayenne de 1797 à 1906. Il a été réalisé par des bénévoles en collaboration avec les archives départementales. Cette base de données est un réel atout pour les généalogistes et est une spécificité des Archives de la Mayenne.

https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/mariage-search-form.html


Recensements de population de 1836 à 1936

Les recensements de 1836 à 1936 sont consultables en ligne. Attention, certaines communes ont cependant commencé leur recensement en 1851.

L’accès se fait ici : https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/recensement-search-form.html


Voici la description des listes de recensements tel qu’il est énoncé sur le site des archives :

Chaque liste communale recense d’abord les habitants du bourg, puis ceux des hameaux et des fermes du reste de la commune.
Les noms ne sont pas classés dans l’ordre alphabétique (et il n’y a pas de table, ni d’index). Ils sont placés selon un ordre topographique (qui suit probablement le chemin de l’agent recenseur) : par rues, par maisons, par hameaux et fermes.
Tous les habitants d’une même maison, d’un même logement, sont regroupés (membres de la famille, domestiques, etc.).

Les informations données par les listes varient légèrement d’un recensement à l’autre, sans égaler celles du recensement de 1851, qui sont extrêmement détaillées : ces listes vont jusqu’à préciser la nationalité, la religion et les infirmités de chaque personne !

Un tableau récapitulatif donne les informations contenues dans les recensements de 1836 à 1936 : https://chercher-archives.lamayenne.fr/sites/default/files/telechargements/AD53_Recensements_1836-1936_tableau.pdf

Les recensements de 1946 à 1975 ne sont pas consultables en ligne et sont disponibles aux Archives Départementales à Laval.

Base nominative du recensement

Cette base est une particularité des archives de la Mayenne. Il s’agissait d’un projet collaboratif entre les archives et des bénévoles. Cependant ce travail n’est pas allé à son terme. Cela ne concerne donc que quelques communes mais cette base recense 113 000 noms. Les communes représentées dans la base par au moins une liste de recensement sont les suivantes : Blandouet, Bourgon, Changé, Château-Gontier, Cigné, Cossé-en-Champagne, Denazé, Désertines, Évron, Forcé, Javron, Laval, Lesbois, Montflours, Niafles, Niort, Oisseau, Port-Brillet, Saint-Aubin-Fosse-Louvain, Saint-Berthevin-la-Tannière, Saint-Denis-de-Gastines, Vieuvy et Voutré.

Cette base est accessible ici : https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/recensement_nominatif-search-form.html


Matricules militaires

Cette base de données recense les conscrits nés entre 1847 et 1908 (des classes 1867 à 1928) et permet d’accéder directement à la fiche matricule militaire ou au registre où figure la fiche. Dans le deuxième cas, il faut alors rechercher dans le registre le numéro situé en haut à droite de chaque fiche matricule. Si la fiche comporte beaucoup de mentions (blessures, décorations, détails du parcours militaire, etc…), elle peut avoir été numérisée plusieurs fois. Il ne faut donc pas hésiter à regarder avant et après pour prendre connaissance de toute la fiche.
Le lien de la base de données : https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/militaire-search-form.html

Vous pouvez accéder directement aux registres matricules militaires ici : https://chercher-archives.lamayenne.fr/article/registres-matricules-numerises-des-classes-de-1867-1921
Attention, sans recherche préalable dans la base, la tâche s’annonce plus fastidieuse !


Les registres des hypothèques

Je ne peux pas faire mieux que la page d’explication détaillée par le site des archives. Je vous mets donc à disposition le lien de cette page : https://chercher-archives.lamayenne.fr/comment-rechercher-dans-les-registres-des-hypotheques

Pour consulter les registres, ils sont disponibles à cet endroit https://chercher-archives.lamayenne.fr/registres-des-hypotheques . Il faut rechercher par lieu de conservation, au choix : Mayenne, Laval ou Château-Gontier.


Les monographies communales

Les instituteurs et institutrices de la Mayenne ont écrit les monographies communales en 1899 pour l’Exposition Universelle de 1900. Vous pourrez y trouver des renseignements sur l’histoire de la commune, sa géographie, sa géologie, ses coutumes, son économie et son administration notamment. Selon les communes, elles sont plus ou moins riches, avec parfois des cartes et des croquis. Vous pourrez trouver les monographies de toutes les communes à l’exception de celle de Craon et des communes du canton de Villaines-la-Juhel.

Pour les consulter, il faut dérouler la liste à gauche (appuyer sur le + ) et rechercher par ordre alphabétique la commune souhaitée dans Monographies par commune (dérouler en appuyant également sur le + ) : https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/ead.html?id=FRAD053_2NUM026_RM&c=FRAD053_2NUM026_RM_e0000017&qid=


Base des toponymes

Cette base contient tous les noms de lieux habités en Mayenne en 1901 relevés d’après les listes de recensement de population. Elle donne également accès aux pages numérisées de ces listes, qui mentionnent le nom de chaque habitant.

https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/toponyme-search-form.html


Cartes et plans

Cartes de la Mayenne de 1579 à nos jours

https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/ead.html?id=FRAD053_2NUM232_RM&c=FRAD053_2NUM232_RM_e0000019&qid=

Pour les consulter, il faut dérouler la liste à gauche (appuyer sur le + ) et choisir la période souhaitée (dérouler en appuyant également sur le + ) puis sur la carte souhaitée. Sur le volet de droite, il faut appuyer sur la carte pour l’agrandir.

Cadastre napoléonien : plans et états de sections

Pour consulter les plans du cadastre, vous devez taper les premières lettres de la commune souhaitée et la sélectionner dans la liste déroulante :

https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/cadastre-search-form.html

Les états de sections sont des registres qui nous renseignent sur la situation foncière telle qu’elle était au moment de la confection du cadastre. Ils sont classés par sections et par numéros de parcelles. Leur consultation peut nous indiquer le nom du propriétaire et du lieu sur lequel se trouve le bien, la nature de celui-ci avec la contenance, la classe et le revenu. Grâce au nom du propriétaire, la recherche peut être poursuivie dans les matrices cadastrales consultables en salle de lecture aux Archives de la Mayenne. Voici le lien ci-dessous :

https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/ead.html?id=FRAD053_2NUM110_RM&c=FRAD053_2NUM110_RM_e0000020&qid=

Pour consulter les registres des états de section, il faut dérouler la liste à gauche (appuyer sur le + ) et choisir la commune souhaitée (dérouler en appuyant également sur le + ) puis le registre. Sur le volet de droite, il faut appuyer sur l’image pour accéder au registre.

Plans d’alignement communaux

Les plans d’alignements communaux ont été faits lors de la création des voies communales, départementales et nationales. Il fallait élargir certaines routes et donc revoir l’alignement des maisons. Ils sont intéressants à consulter pour prendre connaissance des bourgs à l’époque et le nom des propriétaires des parcelles et des maisons y figurent. Toutes les communes n’y sont pas représentées.

https://chercher-archives.lamayenne.fr/archives-en-ligne/ead.html?id=FRAD053_2NUM100_RM&c=FRAD053_2NUM100_RM_e0000019&qid=

Pour consulter les plans, il faut dérouler la liste à gauche (appuyer sur le + ) et choisir la commune souhaitée (dérouler en appuyant également sur le + ) puis le plan concerné en fonction de la route. Sur le volet de droite, il faut appuyer sur l’image pour accéder au plan et l’agrandir.


Dictionnaire de l’abbé Angot

L’Abbé Angot (1844-1917) est un historien mayennais, célèbre pour avoir écrit Le Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne. Cet ouvrage en 4 tomes, qui demeure la référence pour les historiens mayennais, a été publié entre 1900 et 1910. Voici la présentation complète de cet ouvrage ici : https://chercher-archives.lamayenne.fr/presentation-du-dictionnaire

Depuis quelques années, il est possible de faire une recherche (commune, lieu-dit, château, personne,…) directement dans cette base de données : http://angot.lamayenne.fr/


Archives iconographiques et audiovisuelles

Pour compléter les précédents fonds présentés, les archives de la Mayenne ont mis à disposition des archives iconographiques (cartes postales, photographies sur verre) et audiovisuelles qui permettent de mieux connaître les lieux de nos ancêtres.

Cet article a été rédigé en juin 2021.

Histoires de remariages : Quand un remariage entraîne un autre mariage…

Ce mois-ci, Geneatech propose comme #Geneathème « Histoires de remariages ». Il ne m’a pas fallu longtemps pour trouver le sujet de ce thème vu son caractère atypique, en tout cas à mes yeux.

Il y a maintenant une quinzaine d’années lorsque j’ai débuté ma généalogie, j’ai trouvé le mariage de mes sosas 172 et 173, Michel François GOBARD et Françoise Anne LEFEUVRE, dans les registres de Saint-Mars-sur-la-Futaie (Mayenne) à la date du 10 juin 1777.

Cet acte de mariage m’a permis d’avoir de nombreuses informations et surtout les noms des parents de mes ancêtres : Michel François GOBARD est fils de défunt Louis Charles GOBARD et de Marie ELIER. Il est originaire de la paroisse voisine de Saint-Ellier (Mayenne). Françoise Anne LEFEUVRE est fille de René LEFEUVRE et de défunte Perrine MABILLE. Elle est originaire de Saint-Mars. Je constate également que le marié signe ainsi que leurs parents présents au mariage et d’autres témoins.

J’entreprends alors de chercher les décès des parents des mariés. J’entame alors le registre de Saint-Ellier avant la date du 10 juin 1777 afin de trouver le décès de Louis Charles GOBARD. Après avoir feuilleté quelques pages de registre, je trouve avec surprise un acte de mariage inattendu ! Les parents de mes ancêtres, René LEFEUVRE et Marie ELIER s’étaient mariés quelques mois plus tôt à Saint-Ellier, plus précisément le 16 octobre 1776. C’est un remariage auquel je ne m’attendais pas !

Seulement 8 mois séparent les deux mariages. Les enfants sont-ils tombés amoureux suite au mariage de leurs parents ? Cette hypothèse serait la plus belle ! Les enfants se sont-ils mariés pour préserver les biens présents dans la famille ? Cette hypothèse est également probable pour l’époque. Malheureusement, impossible de savoir aujourd’hui quelle hypothèse est la bonne, mystère !

Une infographie pour compléter et résumer :

A propos de ce blog

Après plus de quinze ans de généalogie, je me lance enfin dans l’aventure de la création d’un blog.

Ma généalogie prend racine dans une commune du Nord-Ouest de la Mayenne, Saint-Mars-sur-la-Futaie, connue parfois pour son Aubépine millénaire.

L’Aubépine de Saint-Mars-sur-la-Futaie – La légende dit qu’elle aurait été plantée au 3ème siècle, à l’époque de Saint-Julien, premier évêque du Mans.

Les branches de mon arbre s’évadent ensuite vers la Normandie et la Bretagne, provinces situées à seulement quelques kilomètres de là…

La généalogie n’est pas ma seule passion, je vous laisse découvrir mes autres sites qui sont issus de collaborations familiales :

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